Bois |
Un élément régulateur
Le parquet, un élément respectueux de l’environnement
Aujourd’hui, le dérèglement climatique pose question. Et chaque jour, nous cherchons des moyens d’agir contre ces bouleversements. Aussi, les Français aspirent à davantage de respect de la planète. Mais ils attendent aussi de plus en plus de garanties quant au respect de leur santé. Or, si les grandes décisions ont un impact évident sur ces interrogations, il est des choix (notamment en matière de construction et de décoration) qui, à un niveau plus individuel, peuvent oeuvrer efficacement pour l’environnement.


Choisir ses matériaux

Le secteur de l’habitat représente à lui seul 45% des consommations énergétiques, 21% des émissions de gaz à effet de serre et 31 millions de tonnes de déchets (par an). Des chiffres alarmants que certains matériaux peuvent aider à limiter, sur le plan de l’énergie comme sur celui des émissions polluantes.

Le bois, une solution

Au premier rang de ces matériaux respectueux : le bois. Ne réclamant que peu d’énergie pour sa transformation et prouvant de réelles qualités isolantes, le bois concourt effectivement à limiter les consommations énergétiques depuis sa fabrication jusqu’à son usage. Par ailleurs, c’est un matériau qui offre l’avantage de capter le CO2 et de stocker le carbone,ôtant de l’atmosphère de grandes quantités de ce gaz à effet de serre.

Sain jusqu’au revêtement

Si une maison est intelligemment conçue, elle doit l’être jusque dans ses détails. Les revêtements ont ainsi un rôle fondamental à jouer. Esthétiques,pratiques et sûrs à tous points de vue, ils doivent aussi assumer leur rôle environnemental : offrir une atmosphère agréable et saine aux occupants en causant le moins de dommages possible à la planète. « C’est ce que proposent les parquets.  »

le cheminement d’un parquet

Sur la base de ce schéma, nous allons étudier, point par point, le chemin qu’emprunte un parquet français, de la naissance à la fin de vie :

-  A la source : lors de l’exploitation des forêts
-  Lors de la transformation et du transport
-  A l’usage : le parquet au quotidien.
-  En début comme en fin de vie : la revalorisation

Pour chacune de ces phases, il s’avère que le parquet recèle bien des intérêts, pour l’homme comme pour l’environnement. Voici lesquels...


A la source : l’exploitation des forêts

-  Quelques chiffres : En 2006, la production française de parquets est, dans une écrasante majorité, tournée vers les essences locales : chêne, hêtre, châtaigner, pins... autant d’essences qui, outre un gage de qualité, offrent aussi une garantie de responsabilité environnementale. Car plus de 95% des parquets français mettent en œuvre des bois issus de forêts durablement gérées.

-  Forêt gérée : Pour qu’une forêt grandisse et se renouvelle convenablement, elle doit être le fruit de soins constants. Les arbres arrivés à maturité laissant leur place, ils permettront ainsi aux plus jeunes de se développer. En France comme en Eu¬rope, les arbres sont récoltés dans des forêts gérées durablement. Le résultat en est 392 millions de m3 d’accroissement annuel des réserves forestières européennes... dont seulement 273 millions de m3 sont récoltés.

-  Bois et CO2 : Au cours de leur croissance, les arbres captent du CO2 ; ils relâchent l’oxygène dans l’atmosphère et gardent le carbone captif afin de constituer leur matière. C’est ce que l’on appelle la photosynthèse. Un phénomène bien utile pour limiter la profusion de CO2 dans notre atmosphère. Ainsi, le parquet fait appel à une matière première naturelle et renouvelable. Privilégier le parquet,c’est ainsi contribuer à améliorer l’exploitation des forêts et donc à réduire les quantités de CO2 dommageables à l’environnement.

-  « Une tonne de bois :

absorbe 1,6 tonne de CO2
restitue 1,16 tonne d’ O2
fixe 0,44 tonne de carbone
 »


Transformation et transport de l’arbre :

-  Facture énergétique :

Un matériau, quel qu’il soit, réclame de l’énergie. On appelle cette énergie“énergie grise”. Tout, depuis l’extraction jusqu’à l’essence réclamée par le camion y est pris en compte. Or, tous les matériaux ne sont pas égaux face à ces consommations. Les parquets issus de bois locaux, réclamant très peu de transformations et peu de transport, font partie des matériaux affichant le bilan le plus intéressant : de180 à240kWh/m3.Comparé à un béton ordinaire(450 à 500 kWh/m3) ou au verre (15000 kWh/m3), il apparaît comme un matériau éminemment raisonnable (Source : L’habitat écologique, de F. KUR, Ed. Terre Vivante).

-  Peu énergivore, le parquet présente des intérêts certains :

Économiques, car les énergies fossiles se raréfient et leur coût ne manquera pas d’augmenter dans les années à venir Environnementaux, car faible consommation d’énergie sous entend de faibles émissions de gaz à effet de serre (en premier lieu le CO2)

-  Production nationale = peu de transports

Enfin, l’utilisation de bois nationaux (principale ressource des fabricants français)permet aux parquets d’afficher un bilan énergétique exemplaire,sans commune mesure avec d’autres revêtements réclamant de longs trajets (routiers, aériens ou maritimes) pour être acheminés. Car il faut savoir que les unités de production et de fabrication jalonnent le territoire, limitant ainsi au maximum les dépenses d’énergie liées au transport. Une économie non négligeable lorsque l’on sait que le transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre(27%),et le premier consommateur de produits pétroliers(67%).

« L’énergie grise réclamée par le parquet français est minime car : il exige peu de transformation l’utilisation de bois nationaux permet de limiter le transport »


Le Parquet au quotidien

-  Qualité sanitaire

Le parquet présente l’intérêt d’être directement issu d’une matière première naturelle. Aussi, les éventuels composés organiques qu’il peut dégager ne sont ni plus ni moins que les composés naturellement émis par les arbres.Par ailleurs, peu transformé, le parquet ne réclamera que peu d’adjuvants chimiques. Utilisés pour des opérations indispensables (traitements, panneaux de sousface...), ces adjuvants se révèlent aujourd’hui très faible¬ment émetteurs en COV. De même, au niveau des colles, des produits peu émetteurs en formaldéhyde sont dorénavant mis en oeuvre. Aussi, ce revêtement répond en tout point aux exigences européennes, garantissant une ambiance intérieure saine. Mieux encore : de plus en plus de parquets correspondent aux recommandations de l’AFSSET ainsi qu’aux normes sanitaires drastiques imposées par le Japon (JAS).

-  Confort naturel

D’autre part, le parquet offre différentes qualités permettant d’améliorer le confort intérieur : C’est un bon isolant, qui améliore la performance thermique Doublé d’une sous¬couche résiliente (lors de la pose), il améliore la qualité acoustique en amenuisant les bruits d’impact.

Le parquet participe à la régulation de l’humidité intérieure.

C’est un revêtement sain qui limite les risques d’allergies . Pour toutes ces raisons, un parquet améliore la sensation de confort et de bien-être. Aussi, naturellement, on aura moins tendance à augmenter le chauffage... Soit moins de consommations et moins de CO2.

« Le parquet est un revêtement qui n’accumule ni poussières, ni particules allergènes »


Durabilité, revalorisation : un matériau recyclable

-  Un revêtement durable

Avant toute chose, il faut souligner que les parquets (massifs ou non) sont des revêtements durables, qui peuvent être remis à neuf sans exiger de remplacement. Pour exemple, on considère que la durée de vie moyenne d’un parquet traditionnel avoisine les 70 ans... mais les parquets centenaires sont largement répandus. D’autre part, les différentes finitions possibles ont, elles aussi, connu un réel progrès et affichent aujourd’hui des durées de vie pouvant s’étendre jusqu’à 25 ans. Une telle longévité permet,bien entendu, de limiter la consommation de matières premières.

-  Revalorisation : une valeur ajoutée

Dès sa genèse, le parquet prouve ses qualités en matière de recyclage. En effet, les déchets engendrés par le processus de fabrication (produits connexes) sont non seulement récupérés mais aussi et surtout revalorisés et utilisés par d’autres industries telles celles du panneau ou du bois énergie.Pour finir, lorsqu’un parquet arrive en fin de vie, son recyclage est aisé, ne réclame que très peu d’énergie et n’induit pas d’effets nocifs.


Pour plus d’informations, contactez :
L’UFFEP (Union Française des Fabricants et Entrepreneurs de Parquets)
6 avenue de Saint Mandé 75012 Paris

Tél. : 01 43 45 53 43
Fax. : 01 43 45 52 42
Site web : www.uffep.org